Focus on Jon Hallur Haraldsson

Des premiers thèmes 8 bits à Kôji Kondô (compositeur entre autre des bande originales de la série Mario et Zelda), il n’y a pas plus de deux décennies d’écart.

La musique dans les jeux vidéos s’est naturellement développé en fonction de la technologie des machines. Aujourd’hui son statut est tel que les compos vidéo-ludiques ont pris un rôle à part entière. Les rythmes et tempos ne servant plus uniquement à accompagner les actions du gamer, désormais les créations musicales revêtent un aspect indépendant et peuvent aisément se détacher de leurs supports initiaux. Certains musiciens sont considérés comme de véritables rock-stars et enchainent les concerts aux quatre coins du globe (le Japon comme foyer principal de cette démarche culturelle).

Mon parti pris est de pointer du doigt un compositeur encore trop peu connu du très grand public:

Jon Hallur Haraldsson compositeur islandais et responsable de la bande originale de Eve Online (petit mot concernant Eve, MMORPG totalement à l’opposé des standards du genre. C’est un jeu éminemment complexe et complet prenant vie dans un univers S.F.. Vous incarnez non pas un personnage mais un vaisseau spatial. Pour les intéressés je post ci joint une vidéo réalisé par l’équipe de LFG, c’est un peu brouillon mais très intéressant, ces mecs sont de vrais passionnés ils savent de quoi ils parlent: http://www.youtube.com/watch?v=IluNUoAaT9M). Image

La musique électro de Haraldsson peut être caractérisé d' »ambient deep space ». Ses mélodies s’inscrivent dans des influences 80’s/90’s proches de Vangelis, J.M. Jarre et même d’Aphex Twin et Prodigy.

Une de ces interviews en anglais: http://www.originalsoundversion.com/eve-online-composer-interview-jon-hallur-haraldsson/

Skream’s trip

La semaine dernière, j’apprends que Skream, le prodige de la scène dubstep londonienne, lâche un set au Magazine Club à Lille. Ultra excité à l’idée de voir un de mes DJ favoris du moment, j’abandonne Mr Oizo le vendredi et ses 15 balles d’entrée pour revenir la nuit suivante.

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On arrive bien tard aux alentours de 2h et demie, bien imbibés, la perception brouillée et le pas approximatif. Je ne pourrai guère évoquer la qualité du mix (aucune connaissances techniques). Pendant plus d’une heure et demie je me « transcende » à moins d’un mètre du compositeur britannique tant chéri. Les gens autour de moi n’existent pas, l’alcool et la musique font bon ménage, je suis seul, je voyage porté par les sonorités électroniques que j’adule tant. A peine le temps de souffler et déjà Peo Watson (proprio du club) prend le relais aux platines. Le court voyage s’achève; même pas eu le temps de tenter une poignée de main amicale à mon prophète du soir. Je tourne les talons, m’extirpe de la foule bouillonnante, retrouve mes compagnons de soirée eux aussi satisfaits et regagne les rues désertes de la ville.